Dans l’ensemble, nous pouvons nous féliciter de nos succès, car la majorité des jeunes que nous avons aidés ont terminé leur parcours et ont démontré leur sérieux. Nous avons appris l’importance d’insister sur la participation du jeune aux frais associés à sa formation, quel que soit le montant et, également, l’importance de faire un suivi continu quant à l’assiduité du jeune à fréquenter l’établissement choisi et, surtout, les efforts qu’il met pour bien réussir, puisque l’obtention d’un emploi et le degré de rémunération dépendent d’un bon niveau de réussite dans la formation. Car, bien sûr, apprendre à travailler comprend le respect des règles de travail et l’accomplissement de la tâche assignée. Nous avons appris également qu’il faut appuyer le jeune qui a terminé sa formation à se trouver un emploi – conception d’un curriculum vitae, cibler les employeurs, comment se comporter en entrevue, bref, toute l’éducation nécessaire à l’épanouissement du jeune, et surtout, les outils dont il a besoin pour se construire une vie et participer à la société.

Perspectives

Les défis demeurent, bien sûr. La MAV souhaiterait aider plus de jeunes à s’intégrer au marché du travail. Pour cela, il faudrait recueillir plus de fonds, soit en augmentant le nombre d’adhérents, soit en trouvant des sources de financements qui se rajouteraient aux fonds recueillis par les cotisations des membres de la MAV.

Dans le premier cas, la MAV vise, dans un premier temps, à attirer des adhérents au niveau national, ce qui engendrerait la mise en place d’antennes dans d’autres centres du pays, ainsi qu’une structure administrative qui permette le suivi méticuleux de l’aide fournie à des jeunes. Nous espérons augmenter le nombre d’adhérents au niveau international – déjà que nous en avons un certain nombre (Canadiens, Français, Congolais, Tchadiens) – car, à long terme, nous souhaitons que la MAV devienne une association internationale, vouée à l’intégration de jeunes Africains au marché du travail, quelle que soit leur nationalité.

Quant à la recherche de financement autre que les cotisations, nous pouvons déjà accuser un certain succès, dans le sens que certaines de nos activités ont fait l’objet de parrainage par des sociétés. Par exemple, EXPRESS UNION a fait don de 50 000 FCFA et le journal LE JOUR ainsi que le cabinet SOUOP LAW AND FINANCE ont chacun versé 100 000 FCFA pour aider à défrayer les coûts de la soirée du lancement de la MAV, des gestes considérables et très appréciés. Depuis, LE JOUR permet à la MAV de passer des communiqués gratuitement et le cabinet SOUOP a fait don de 100 000 FCFA en 2015 à la MAV. La MAV reçoit également l’appui du cabinet MacfarLingua (Canada), en particulier pour répondre à des urgences ponctuelles.

À mesure que la MAV prendra de l’ampleur, nous sommes certains de pouvoir recueillir le soutien nécessaire.

Pour l’instant, 90 % des fonds recueillis par la MAV servent à aider les jeunes. Il faut travailler à faire connaître notre association car, pour le moment, l’existence de notre association se fait de bouche à oreille. La conception et le lancement du site Web sont donc une des priorités actuelles, car le site permettra de mieux faire connaître notre association, et il faudra également investir dans d’autres moyens de publicité. À moyen terme, nous croyons que la MAV devra se doter d’un siège social, ne serait-ce pour que les personnes intéressées à nous appuyer et celles qui souhaiteraient un appui puissent nous trouver facilement.

Une vision – à long terme : la mise en œuvre d’un centre de formation qui permettrait aux jeunes d’acquérir les habiletés nécessaires à gérer leur propre emploi, une fois leur formation professionnelle initiale terminée. Ainsi, ceux qui ont été appuyés par la MAV pourront à leur tour créer des emplois et assurer le rayonnement de notre association

Nom du bénéficiaire Centre de formation Domaine de compétence Niveau d’insertion professionnelle
ATANGANA Jean Baptiste CEPHOPRA Hôtellerie Pas de boulot fixe.  Mais, a déjà pu bénéficier de plusieurs contrats de courte durée dans des structures hôtelières de la place
LOBE David Centre National de Réhabilitation des Handicapés (CNRH) Continue sa scolarisation. Cas social  
ESSONO Jean Yves Institut DSM Norme et qualité Actuellement en stage à l’agence de régulation des marchés publics (ARMP)
ENAMA Jean Paul Institut Supérieur des Sciences Biologiques et Appliquées (ISSBA) Technicien de laboratoire A obtenu son BTS et poursuit actuellement sa formation en licence professionnelle
DJOMO Aline Paradis du bien-être Soins esthétique Boulot à temps partiel
COUESSU NGOUMENI Odette HINTEL hôtellerie Toujours en cours de formation reçoit son diplôme en mars 2016